09.05.2006

Féline

A petits pas feutrés, tous les sens en alerte,

Elle avance, prudente, aux caresses offerte.

Elle glisse, elle se coule, indomptable féline,

Dans les plis de votre âme qu'elle ravage et domine.

 

Et si votre impatience vous ordonne un baiser,

Elle s'arrête aussitôt, immobile reflet

De vos pensées coquines, de votre coeur qui saigne,

Tigresse souveraine, vous toise et vous dédaigne.

 

Et lorsque, imprudent, croyez être oublié,

Elle s'élance, vous saisit, vorace énamourée,

Et avant que vos lèvres aient pu dire "je t'aime"

Dans sa jungle profonde, ronronnante, vous entraîne......

 

                                       JC. GAID

 

27.04.2006

Fantasme

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Plâtre h:30cm

Eden

Ces collines, ces vallées, cette gorge veloutée,

Ces pitons, ces sommets, et ces doux mamelons,

Ces canyons et ces grottes, sources de volupté,

Sont de ma bien-aimée une terre d'émotion.

 

Sur ces courbes exquises, pour un tendre voyage,

Mon regard se promène, de sa nuque à ses reins,

Embrassant ses épaules, ne quittant son visage

Que pour mieux se nicher dans le creux de ses seins.

 

Elle s'offre à mon plaisir, allongée, presque nue,

Ses yeux dans le lointain, un sourire dans ses rêves,

Ses hanches soulevées, presque sans retenue,

Attendant que mon rire se pose sur ses lèvres.

 

J.C. GAÏD

20.04.2006

La Muse

Gracieuse et mutine, elle se donne à la brise

Qui l'emporte et la pose, pardonnable méprise,

Tendre pétale de rose, sur le lit d'un artiste

Que sa Muse futile a laissé seul et triste.

 

Gracieuse et mutine, à l'artiste elle se donne,

Qui l'emporte et la pose, adorable personne,

Doux nectar de fleurette, dans les mots de ses rimes,

Que sa Muse légère rend ardents et sublimes.

                                                    J.C. G.

16.04.2006

Tendresses

Toutes deux enlacées, comme lierre et rosier,

Tendrement emmêlées, des cheveux jusqu'aux pieds,

Loin du monde, bien cachées, de leurs coeurs embrasés

Coule une douce chanson d'un poète oublié.

 

Et leurs âmes complices, leurs émois conjugués,

Font des nymphes muettes, apeurées et timides,

D'insolentes amantes que les esprits perfides

Laissent froides et brûlantes, hautaines, et désirées.

 

J.C. G.

15.04.2006

Commentaires

Que vous aimiez ou pas, vos commentaires seraient les bienvenus.....

13.04.2006

Fantasme

Toute à vous je serai, punie et entravée,

Pour ne pas avoir su, bien trop fière et fringante,

Croyant être sublime, vaniteuse intrigante,

Me jeter à vos pieds quémander vos baisers.

 

Battez moi, griffez moi! Que le fouet me dessine

Sur le corps votre sceau!

Pendez moi, mordez moi! Vos caresses assassines

Me déchirent le dos!

 

Votre baiser de sang m'arrache des sanglots,

Tous vos coups de bélier me fracassent les reins,

Et ma bouche envahie ne peut taire ces maux;

Un long cri d'agonie s'échappe de mon sein,

 

Se transforme en un râle, en murmures d'amour.

Déliez mes poignets, libérez mes chevilles.

Désormais asservie, éperdue, sans atour,

Je serai votre Chose, votre âme et votre vie.

 

 

J.C. GAÏD

06.04.2006

Vue de ma fenêtre

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Pastel sec 30x24

05.04.2006

Voyage dans l'Indéfini

medium_100_4823.jpgTerre cuite

04.04.2006

RAZZIA

Tous les chiens aboyaient, les caravannes allaient.

Et les bêtes cupides,

Croyant à une fuite,

Enhardies, vaniteuses, se prenant pour des loups,

Les babines retroussées par un soudain courroux,

Croquèrent à pleines dents montures et cavaliers.

 

Ces chacals arrogants, jamais rassasiés,

Réclamaient chaque jour davantage de rôts,

Imposaient sans vergogne intérêts et agios,

Engraissaient, procréaient, engrangeaient l'excédent,

Devenant chaque fois encore plus éxigeants.

Tandis que les bédouins, harcelés et pillés,

Tentaient de s'échapper, implorant leur pitié,

Les chiens, hyènes plus que loups,méprisant leur patée,

Se jetaient, insatiables, sur tous les rescapés.

 

Quand ne passeront plus, sur l'horizon sanglant,

Les hordes miséreuses, de leur pas chancelant,

Caravannes décimées par la troupe d'ordures,

Tous ces chiens affamés après tant de luxure

Gémiront, affaiblis, sur la piste déserte,

Accusant la piétaille d'avoir causé leur perte,

Accablés, sur le sable vide de tout gibier,

Silencieux et stupides, n'osant plus aboyer.

 

J.C. GAÏD

01.04.2006

Ange endormi

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Plâtre patiné

29.03.2006

Allah alibi

Chaque jour plus nombreux, émergeant des Ténèbres,

Et se multipliant autant que la vermine

Grouillant dans le cloaque, nauséeux et putride

De l'obscurantisme dévorant comme la lèpre,

 

Des ayatollahs, éructants et barbus,

Le regard assassin, le couteau dans les dents,

Osant au nom de Dieu nous parler du Coran,

Le prennent en otage et nous crient leur vertu.

 

Ils nourrissent leur foi de fer rougi de sang,

Et leur kalachnikov appelle à la prière.

Et afin que leur loi soit la seule sur la Terre,

Ils renient la Lumière, égorgent les savants.

 

Jadis fiers et virils, les hommes, de panique,

N'ont plus que le courage, appliquant la Charria,

De toiser leurs épouses, croyant servir Allah

Et ils courbent l'échine, vaincus et amnésiques.

 

Mais, lassées et rageuses, ramassant de leurs hommes

Le courage et l'honneur,, les femmes jettent loin

Voiles et soumission. Elles dressent le poing,

Osant braver soudain ces horribles gnomes

 

Et pour avoir cru, de leur cri, de leurs larmes,

Réveiller leurs maris, leurs fils et leur pays,

Sur l'asphalte rougi, dans le fracas des armes

Elles tombent, enfin libres, sous les pierres des impies.

 

J.C. GAID

28.03.2006

Voyage dans l'Infini

medium_alhzeimer.jpgFusain 20x30

Edith

Debout, timide et nue, j'ai perdu tous mes voiles,

Espérant que vos yeux, fascinés et gourmands,

De mes rondeurs sucrées, tentations de Satan,

Ne feront qu'une bouchée, avant que je m'en aille.

 

Et lorsque, affamé, toute m'aurez goûtée,

Il ne vous restera désormais rien à faire

Que de tendre vos bras, ramasser mes affaires,

Et me prendre avec vous, pour une éternité.

J.C.G.

Tentation

Insolente, effrontée, c'est pour toi que j'ose, nue,

Te montrer sans pudeur, hypocrite vertue,

Tous pétales déployés, mon lys rose et menu.

 

Ton regard enflammé m'assiège et m'envahit,

Me bouleverse le coeur et m'ôte toute vie

Ma fleur perle d'extase, triomphante, et je ris...

J.C.G.

17.03.2006

Somalie

Vers une lueur d'espoir sur l'horizon incertain,

Elle se traine, résignée, en étouffant sa faim,

Lasse du vent du désert et du creux de son ventre,

Séparée à jamais des délices de sa tente.

 

Et tirant ses enfants comme on porte sa peine,

Loin des hommes en folie empêtrés dand leurs chaînes,

Pour un crouton de pain ou une once de riz,

Elle traverse le monde, qui la pleure, et l'oublie.

 

Jean-Claude GAÏD

16.03.2006

Boudin

Je suis grasse et velue et petite et ventrue.

Ces sacs que vous voyez pendouillant bêtement

Ne sont autre que mes seins s'agitant tout autant

Qu'une crème renversée au milieu de la rue.

 

Mon bidon en bouée me préserve des chocs,

Et mes fesses gonflées sont un bon canapé.

Mes jambons bien taillés me soutiennent sans broncher,

Mes mollets rembourrés sont bâtis tout d'un bloc.

 

Mais mon coeur est léger et ma tête bien pleine,

Mon esprit bien plus fin que le sel de votre âme,

Et si votre souffrance vous arrache des larmes,

Au creux de mon épaule cachez donc votre peine.

 

J.C.G

La Pleureuse

Délaissée, oubliée, je ne suis qu'un déchet

Qu'un amant éphémère jette après son plaisir.

Effacée, liquéfiée, mon esprit s'est vidé

Et mon âme envolée. Je n'ai plus rien à dire;

 

Tous les mots que j'avais pour chanter tant de choses

Dans mon coeur entassés en larmes  sont changés,

Et poussant les barrières de mes lèvres closes,

En sanglots meurtiers ils m'ont abandonnée.

J.C.G.

Frisson

Lorsque tes mots d'amour dans mon coeur s'insinuent,

Que ton âme coquine fait vibrer mes entrailles,

Quand ton souffle de braise me prend pour un fétu

Et allume en mon sein un incendie fatal,

 

Quand tes mains disent " je t'aime" sans attendre le soir,

Comme tu es l'Univers et tes yeux ma prison,

Impatient et conquis, offert à ton vouloir,

Tout mon corps en extase n'est plus qu'un grand frisson.

 

Jean-Claude GAÏD

Disco

Innocente, impudique, c'est pour toi que je danse,

Comme au temps des Sultans les Princesses des Harems.

Tout mon corps bondissant, aimant à perdre haleine

Ce fracas électrique, devant toi se déhanche.

 

Et lorsque, harassée, je reviens de mes transes,

Sur ton coeur impatient je m'écroule, et t'emmène

Loin des cris des guitares, pour te dire que je t'aime,

Et chanter sur tes lèvres que chaque jour est Dimanche.

 

Jean-Claude GAÏD